Some critics

Baroque Organ Concertos

Le concerto instrumental comme objet de transcription pour orgue au début du XVIIIe siècle : un thème passionnant, déjà illustré plusieurs fois au disque, et avant tout dans les réalisations de Bach (BWV 592-596). Faut-il s’étonner de voir ces dernières écartées d’un programme habile et inattendu ? C’est que Kei Koito les gravait déjà dans l’un de ses tout premiers disques, en complément des Sonates en  trio (Harmonic Records).

Le nouvel album sort de l’ombre l’instrument de la Aa-kerk (l’église de Groningen proche de la rivière… Aa !), quelque peu occulté par son célébrissime voisin de la Martinikerk. La plénitude des timbres, l’équilibre des plans sonores et une prise de son domptant l’acoustique du long vaisseau sont un bonheur. Kei Koito raffine une large palette de combinaisons et joue des changements de registration en cours de mouvement : sous ses doigts il ne s’agit pas d’artifices, mais d’éléments fondateurs du discours.

Aux inévitables transcriptions de concertos italiens par Bach (BWV 985 d’après Telemann ou son cousin Johann Gottfried Walther), Koito ajoute ses propres arrangements (Suite en sol mineur d’après Haendel) ou d’autres dus à la plume de l’organiste Francesco Tasini. La vigueur et l’inventivité du jeu – deux qualités qui valaient un Diapason d’or au précédent récital de Koito, cf. no 637 – font merveille. Il se pourrait même que le genre concertant soit celui qui se prête le mieux aux impétuosités de l’interprète.

Reposant sur un montage de brefs motifs mélodiques enserrés dans de longues séquences harmoniques, le concerto instrumental en vogue pendant la jeunesse de Bach nécessite une bonne dose d’initiative pour ne pas tourner en rond. Fermement assumés par l’interprète, les exemples qu’en donne le programme vibrent d’une lumière et d’une tension irrésistibles. L’idée d’octavier vers le grave le solo de deux mouvements lents (Albinoni et Telemann), à la façon des tierces en taille chères aux maîtres français, s’avère payant.

Que l’avant-propos de cet enregistrement soit signé par Reinhard Goebel ne tient pas au hasard : c’est dans le sillage de celui qui revivifia au disque le concerto italien vu depuis la Saxe que Kei Koito entend fort justement se placer.

Xavier Bisaro, Diapason

 

 

Le concerto baroque trouve dans la transcription pour orgue moins une miniature qu’un prolongement. L’instrument à tuyaux sait autant évoquer le velouté des cordes que rendre l’éclat des hautbois et des trompettes. Bach, dans le sillage de son cousin Walther, a d’emblée porté le genre au plus haut, adaptant la partition originale par des développements harmoniques, des variations rythmiques ou l’enrichissement du contrepoint. Kei Koito suit cette voie pleine de verve, d’inventivité et de troublante ambiguïté.

Elle prend la plume pour transcrire Haendel, prolonger une œuvre inachevée, transposer une transcription pour le clavecin. L’improvisation n’est pas loin dans les cadences, les changements de registrations aussi surprenants que bienvenus ou une ornementation fort développée. L’interprète satisfait pleinement son goût de la couleur et des dynamiques tranchées. Comme Ton Koopman dans les concertos transcrits par Bach, elle choisit un instrument Arp Schnitger, celui de l’Aa-kerk de Groningue (Pays-Bas), moins célèbre que celui de la Martinikerk mais dont la palette est tout aussi étendue. Elle prend un plaisir évident à faire ressortir les parties de l’orchestre, comme cette basse continue chantant à travers les magnifiques 32’ que restitue une prise de son très réaliste. Prenant le parti de l’orchestre, cette interprétation tonique complète d’autres enregistrements davantage orientés vers le clavier, au premier lieu desquels figurent les concertos de Walther qu’interprète Olivier Vernet (Ligia). Mais nul n’aura autant insisté sur le foisonnement, les effets de contrastes et les jeux de métamorphoses qui constituent l’âme de ces concertos baroques.

David Loison, Classica

 

 

Baroque Organ Concertos

This is an imaginative programme of concertos by Handel, Vivaldi, Telemann, Albinoni and Torelli, played on a three-manual, 40-stop Schnitger organ, colourfully registered. The four concertos by Vivaldi, Albinoni, Torelli and Telemann were organ transcriptions by Johann Gottfried Walther, while the remaining concertos and isolated movements have been adapted to the organ from harpsichord works. Particularly effective is Kei Koito’s choice and arrangement of several Handel pieces.

David Ponsford, Choir & Organ

 

 

Het resultaat mag er zijn. Niet alleen door de indrukwekkende klanken van het orgel, maar ook door de mooie opname, de uitstekende inleidende tekst van niemand minder dan Reinhard Goebel en niet in de laatste plaats door een schat aan informatie in de vorm van foto’s en registraties op de website van de organiste.

Een juweel van een plaat !

Siebe Riedstra, Opus Klassiek

 

The result is impressive. Not only by the impressive sounds of the organ, but also because of the beautiful recording, the excellent introductory text of none other than Reinard Goebel, and as well by a treasure of information in the form of pictures and registrations on the website of the organist.

A jewel of a record !

Siebe Riedstra, Opus Klassiek

 

 

De flamboyants concertos baroques pour orgue par Kei Koito :

Ce nouveau CD de Kei Koito nous permet tout d’abord de retrouver l’orgue prestigieux de la Aa-Kerk de Groningen aux Pays-bas. Il s’agit du deuxième orgue construit par Arp Schnitger en 1702 dans cette ville, aux côtés du grandiose et célèbre instrument de la Martinikerk toute proche. Agrandi au XIXe siècle, l’esprit du grand facteur fut préservé lors d’une restauration très réussie effectuée par Gebr. Reil en 2011. Déjà honoré par divers disques depuis les années 70, en particulier par Harald Vogel, puis Marie-Claire Alain au sein d’une 3ème intégrale Bach, cet orgue retrouvé dévoile dans le présent enregistrement toutes ses possibilités sonores et orchestrales baroques, idéales pour traduire un bouquet d’oeuvres où chaque élément apporte sa couleur et son ambiance.

Le programme débute par une suite de Haendel reconstituée par Kei Koito avec son ouverture en stile francese entonnée sur trompette et cornet révélatrice d’une influence curieusement française pour cet orgue. Place ensuite à d’autres auteurs anciens, eux-mêmes transcripteurs féconds, dont Johann Gottfried Walther qui fut leur chef de file avec pas moins de quatorze adaptations de concertos, dont deux sont présentés ici (d’après Vivaldi, Telemann et Albinoni). A l’écoute, tour à tour enjouées dans les Allegro et lyriques dans les Adagio, ces pièces, en ces circonstances, sonnent souvent mieux qu’à l’orchestre, devenant oeuvres nouvelles, cohérentes et convaincantes. Aucun des musiciens du passé ne s’y est trompé. Revenant à Haendel, on apprécie une adaptation « organo solo » d’un concerto pour orgue et orchestre en Fa réalisée par John Walsch en 1735, l’un des sommets de ce disque, où Kei Koïto déploie de grandes qualités d’élégance et de liberté.

Afin de rompre l’éventuelle monotonie d’une suite de concertos dans le format habituel vif-lent-vif, l’organiste propose des intermèdes, mouvements isolés puisés encore dans cette mine inépuisable. Bach est bien là avec un Vivaldi transcrit à l’origine pour le clavecin et que l’orgue transporte dans un élan lyrique inégalé.

C’est donc un vrai laboratoire que cet art de la transcription qui donne souvent des oeuvres aussi passionnantes que les compositions originales.

Soutenue par une prise de son enveloppante et raffinée, l’interprétation de Kei Koito, d’une grande noblesse, fruit de foisonnantes recherches, nous émeut au plus haut point, par son art du discours et sa personnalité reconnaissable entre toutes, marque des plus grands maîtres.

Frédéric Muñoz, ResMusica

 

 

Dear Kei, Your CD is really splendid!! I’ve been listening to it several times. The use of the organ is unexpected and daring and it results in beautiful colours.

Your interpretation is on the highest level.

Peter Westerbrink, Organist of the Aa-kerk, Groningen, NL

 

 

L’orgue et ses registres secrets

Pour son nouveau disque, l’experte en instruments historiques Kei Koito a porté son choix sur l’orgue baroque d’une église de Groningen, dans le nord des Pays-Bas. Daté de 1702, ce colosse aux registres secrets dévoile ses sonorités dans des concertos de Telemann, Vivaldi, Torelli et Albinoni, transcrits pour orgue seul. L’interprète japonaise a elle-même arrangé une partie des pages, notamment cette Suite en sol mineur de Haendel pleine de rebondissements. Tantôt boisés, tantôt lumineux, les timbres s’enchevêtrent pour former un tissu sonore flamboyant. Dire qu’il suffit d’une seule personne pour révéler le caractère grandiose et théâtral de cette musique…

Benjamin Ilschner, Le Courrier de Genève & La Liberté de Fribourg

 

 

Bach, le génie aux claviers : 25 CDs choisis par Diapason (janvier 2016)

Toccata et fugue en ré mineur, BWV 565
Kei Koito (orgue)

Sur l’orgue Silbermann des ducs de Saxe, Kei Koito en déploie crânement tout le panache décoratif, toute l’ivresse tourbillonnante, toute la pompe rhétorique.

Gaëtan Naulleau et Paul de Louit, Diapason

Organ Music before Bach

 

Quels caractères ! Quelles couleurs ! Après une splendide anthologie Buxtehude et tandis qu’elle poursuit un cycle Bach au ton très personnel, Kei Koito élargit son horizon avec un florilège venu de l’Allemagne centrale et méridionale. Cap au sud dès le choix de l’instrument, dont le nombre de jeux relativement restreint ne bride pas l’inventivité de la registration tant ces jeux, individuellement ou combinés, recèlent de nuances. Et la route se poursuit avec les compositeurs au programme, pour qui l’univers musical italien était connu directement (Kerll, Froberger, Muffat) ou transmise par l’entremise de maîtres ayant voyagé (Pachelbel). Leurs oeuvres témoignent de cette rencontre essentielle dans l’évolution de leur langage (notamment au travers des genres de la toccata et de la canzona) mais non exclusive : les chaconnes ponctuant le disque rappellent que la France constitua un autre de leurs pôles d’inspiration. La synthèse stylistique opérée par ces compositeurs a inspiré Kei Koito. Si son jeu est toujours aussi singulier, aussi déterminé, articulé, musclé, il trouve aussi chaque fois une forme d’équilibre et une souplesse captivantes. La polyphonie des ricercari respire avec aisance, les pièces sur la basse obstinée sont menées avec la franchise et l’énergie qu’appelle leur essence à la fois chorégraphique et orchestrale. Cette vitalité – qui n’est pas sans rappeler le clavecin d’Andreas Staier dans des répertoires équivalents – évite aux plages méditatives de sombrer dans la complaisance : la Meditation faist sur ma mort future de Froberger profite de la profondeur des fonds de l’orgue de Wolfegg pour se transformer en une superbe Toccata per l’elevazione.

Si l’on ajoute à cela un instrument haut en couleur, un enchaînement habile des pièces par séquences tonales et une prise de son extraordinaire, ce récital offre une parfaite introduction à l’art de ces organistes que Johann Sebastian Bach, selon le témoignage de son fils Carl Philip Emanuel, connaissait et appréciait.

Xavier Bisaro, Diapason

 

Organ Music before Bach
Kei Koito.
1736 Johann Jakob Hör organ, Pfarrkirche St. Katharina, Wolfegg, Germany
Deutsche Harmonia Mundi – Sony Music 8843040912. 78’37

Pachelbel Toccata In D Minor, Ciacona In D Minor, Fantasia In D Major (ex EC Flat Major), Vom Himmel hoch, da komm’ ich her, Toccata in G Minor, Ciacona in G Minor (ex F Minor), Fantasia in C Major, Toccata in C Major, Prelude in E Minor, Fugue in E Minor; Muffat Toccata prima, Ciacona in G Major, Toccata decimal; Fischer Ricercar pro Festis Pentecostalibus, Chaconne in F Major, Rigaudon & Rigaudon double, Passacaglia in D Minor; Kerll Passcaglia in D Minor; Froberger Ricercar in D Minor, FbWV 411, Canzon in G Major, FbWV 305, Meditation faist sur ma Mort future laquelle se joue lentement avec discretion, FbWV 611a

Despite the all-encompassing title of this CD, the focus is on German organ music before Bach and, more specifically, South German and Austrian music. The opening piece is by Pachelbel, an organist composer raised in the strict Lutheran tradition. But the Italian influence is immediately apparent. Like so many other German organists of the period, culminating in Bach, Pachelbel was part of a musical succession that traced its musical roots back to Frescobaldi. His pupil, Froberger, was instrumental in spreading his style throughout Europe, with Catholic Vienna being the focus of much of this musical interchange. Muffat was a pupil of Lully in Paris as well as Corelli in Rome and produced a synthesis of French and Italian styles, as represented by two of his majestic Toccatas and a gentle Ciacona.

The organ is in the typical South German Countere Reformation style – Wolfegg is close to the famous organ in Weingarten. It has few reeds, and gentle flue work with a range of colourful 8’ stops including, in this case, a Viola, Viola da Gamba, Salicional and a Quintatön alongside the usual Principal and Coppel stops. These colourful stops were designed to be used in various combinations with each other, one example being Pachelbel’s durezze style Fantasia (track 4) which combines the Viola and Viola da Gamba to produce a delightfully breathy opening transient to the notes. To these two stops are added the Salicional and Coppel in the middle part of Froberger’s Canzon V (track 17). The organ is tuned in a meantone temperament, which entailed the transposition of a couple of the pieces into more usable keys. The organ specification and registrations can be found at http://www.keikoito.com/wpe content/uploads/Registrationse Wolfegge Sony.pdf (http://www.keie koito.com/wpe content/uploads/Registrationse Wolfegge Sony.pdf). Programme notes are at http://www.keikoito.com/wpe content/uploads/Sonye anglais.pdf (http://www.keikoito.com/wp‐content/uploads/Sony‐anglais.pdf).

Kei Koito plays with an understanding of period performance and a good sense of touch and articulation. She adds several musical interventions of her own, but always in appropriate style, and lists her historic influences in the programme notes. The inter‐changeability of much keyboard music of this period is demonstrated in Froberger’s Meditation faist sur ma Mort future laquelle se joue lentement avec discretion (‘Meditation on my future death – to be played slowly and with discretion’) which sounds very effective on the organ, rather than the harpsichord or lute. There is far less silent time than usual between the tracks. I don’t know if this is deliberate, but it does allow the music to flow from piece to piece in a rather attractive manner.

Andrew Benson-Wilson,
Early Music Reviews

 

Kei Koito révèle la musique baroque pour orgue de l’allemange du sud

Lorsque l’on a goûté aux disques de Kei Koito, une douce addiction envahit l’auditeur à tel point que toute nouvelle parution est attendue avec une impatience toujours récompensée.

Après nous avoir livré plusieurs volumes consacrés à Johann Sebastian Bach, Nivers et Buxtehude, Kei Koito propose une anthologie des maitres allemands du sud avant Bach, largement influencés par la France et l’Italie. Il s’agit d’un répertoire moins connu et apprécié, mais tout aussi passionnant, même s’il n’attire pas autant notre public contemporain. Pour autant ces auteurs furent grandement inspirés à la fois par le côté sacré de divers ricercare et chorals ainsi que par le côté profane lié aux danses illustrées par les chaconnes et les passacailles. « Les goûts réunis » sont ainsi proposés et soulignés par des instruments en parfaite adéquation avec cette synthèse musicale.

Le présent enregistrement propose un orgue de Johann Jakob Hör construit en 1736 et admirablement restauré par Hermann Weber en 2008. Il s’agit d’un instrument caractéristique de cette Allemagne du sud dont la facture s’inspire largement de la France et de l’Italie, bien éloignée des modèles de Schnitger du nord de l’Allemagne. L’orgue riche de trois claviers possède très peu de jeux d’anches, seulement deux, mais multiplie les fonds de 8 et 4 pieds depuis les flûtes larges jusqu’aux gambes étroites, ce qui procure une diversité de timbres très subtile. Il y a beaucoup de suavité dans la pâte sonore, avec à la fois, comme le fait remarquer l’artiste elle même, de la douceur et de la vigueur en même temps, « forte ma dolce » dira Brahms un peu plus tard.

Grâce à Kei Koito, ces oeuvres apparaissent sous un jour nouveau, par une approche tournée vers la danse et la rhétorique, fleurons même de l’art baroque. La découverte par l’interprète d’un orgue idéal pour ce programme l’inspire au plus haut point. Ce répertoire sort enfin de l’ombre et resplendit de ses ombres et de ses lumières, de ses contrastes et de ses élans de joie. Quelle belle leçon de musique pour le spécialiste ou le simple amateur friand d’émotions, soutenue par une captation de l’orgue de tout premier ordre : les basses sont enveloppantes sans jamais envahir.

Un récital à connaître assurément, par une très grande dame de l’orgue.

Frédéric Muñoz, ResMusica

 

This CD presents a fine récital of south German organ music before Bach : Froberger, Muffat, Fischer, Kerll and Pachelbel, in which a wide variety of genres – toccatas, ciaconas, fantasias, ricercars, passacaglias, canzonas, as well as a prelude and fugue – are played on a wonderful sounding organ from 1736, in mean-tone temperament at A427 Hz. Kei Koito studied with a wide range of European experts in baroque music (not just organists), and this shows in her rhetorical delivery and sensivity to this historic organ. Even Froberger’s Meditation on his future death (actually a harpsichord piece) is played with conviction.

David Ponsford,
Choir & Organ

 

J.S. Bach, Organ Masterworks, I, II, III, IV

 

Bach et Koito : une rencontre au sommet et un toucher juste

Chaque nouveau disque Bach de Kei Koito est une découverte. Le Bach de Kei Koito est lumineux. Elle sait nous faire ressentir toute l’énergie que renferme cette musique, grâce à une respiration, un souffle, un engagement que peu d’artistes sont capable de donner dans cette musique. Nous attendons bien sûr la suite avec impatience.

Frédéric Muñoz, ResMusica

 

Kei Koito et sa rhétorique baroque
Comme à son habitude, Kei Koito développe un jeu fondé sur une respiration très personnelle. La clarté de l’articulation, la façon de relancer la phrase, avec une accentuation sans cesse variée, nous plongent au cœur de la rhétorique baroque. Kei Koito imprime des fluctuations de tempo (y compris à l’énoncé du thème de la Passacaille en ut mineur, ce qui peut surprendre de prime abord) qui donnent du relief au discours.

Julian Sykes, Le Temps

 

Sortir l’orgue de Bach du piétisme domestique pour retrouver dans sa musique la distinction du “compositeur de la cour royale de Pologne et électorale de Saxe”, dissiper autour de lui les vapeurs d’encens et fumées de cierges pour le faire resplendir parmi les stucs et les lambris, c’est offrir au Cantor une telle revanche posthume, et à l’auditeur un plaisir si faste que le Diapason n’en saurait être que d’or.

Paul de Louit, Diapason

 

Ihr Orgelspiel ist klar strukturiert, frisch und bietet immer wieder Überraschungen. Sie hat hörbar Freude an der Silbermannorgel, deren Register sie geschickt für ihre Bachinterpretation nutzt. Die Ouvertüre nach französischer Art BWV 831 hat sie vom Cembalo für Orgel transkibiert, sie klingt auf der Orgel ausgezeichnet.

Robert Strobl, Toccata-Alte Musik aktuell

 

It is amazing to hear the sound Koito creates by using clear registration and wonderful articulation to improve the lengthy reverberation of the church.

Hiro Aiba, The Record Geijutsu

 

Brillante et réfléchie, la pensée de Kei Koito nous entraîne immanquablement dans les profondeurs des « délires » musicaux du Cantor. Grâce à un jeu sensible et impérieux – l’un n’empêche pas l’autre –, le Bach qu’elle nous donne à entendre passe par une recherche des plus beaux enchaînements, sa flexibilité et sa spontanéité lui autorisant cela sans problème. Virtuose dans le sens noble du terme – c’est à dire dépourvue de toute attitude ostentatoire –, elle jette sur ces morceaux bien choisis un regard saisissant, intense et lumineux. Croisez-le, et vous en aurez la chair de poule, cf. la Fantaisie et fugue en sol mineur.

T. Hervé, Audiophile Mélomane

 

Kei Koito retrouve Bach à Groningen
Pris à la manière d’une gigue sur la pulsation à 9/8, que l’on retrouve dans diverses œuvres du cantor, ce prélude ainsi présenté évoque irrésistiblement l’orchestre baroque et les concertos brandebourgeois. L’orgue est transcendé, grâce à un jeu finement articulé, suffisamment posé, d’une clarté totale, et accordé parfaitement à l’acoustique généreuse du lieu.

Frédéric Muñoz, ResMusica

 

Japan is proud of Kei Koito’s international reputation as one of the most exciting and gifted performer of Bach’s organ works.

Nikkei Trendy

 

Bach par Kei Koito sur l’orgue de Haarlem

La perle de ce récital est sans nul doute l’adaptation d’une aria de la cantate BWV 170 «Bienheureuse paix, bien aimée béatitude ». Quelle musique émouvante et si bien rendue à l’orgue, sans qu’à aucun instant son sens profond n’en soit trahi. On entend un lit de jeux de fonds constituant l’orchestre et le continuo, un jeu soliste orchestral, et le chant même de l’aria sur un autre jeu, en trio : une pure merveille !

Frédéric Muñoz, Res Musica

 

A few years ago, the organist Kei Koito revolutionized our approach to the Art of the Fugue with a famous version recorded for Tempérament Radio France. Now, Claves Records has offered her an opportunity to pursue her exploration of the Cantor’s work, and this first volume reveals an artist as personal and inspired as ever, guided by generous phrasings and a sense of registrations that brings out Bach’s polyphonic science and inventive colouring to best advantage.

Classica, qobuz.com

 

Kei Koito has something she needs to say, and she says it loud and clear. Like a number of other organists, she is “Dionysian” in her embrace of a complete freedom of breath, a style sometimes contrasted with the “Apollonian”. These are two fascinating approaches to Bach’s œuvre for organ. Listening to this album, it become evident that there is still much to be discovered in Bach’s organ music and that it will continue to be recorded for many years to come. In this perspective, we ardently hope that this first very successful album will be followed by many more.

Frédéric Muñoz, ResMusica

 

 

« Buxtehude &… »

 

Buxtehude set firmly among his peers in a splendidly played survey. Koito’s playing is persuasive. Nothing is overdriven, the quieter and still moments are sublime and she steers her way through the many tempo changes with ease. Most importantly, she reveals the rich yet transparent palettes of these instruments.

Malcolm Riley, Gramophone

 

Was das dann bedeuten kann, hört man auf dieser packenden und hoch interessanten Orgel-CD, die ich jedem ans Herz legen kann. Das hier ist alles so absolut richtig, so absolut logisch, sowohl vom Duktus, als Auch von der Regiestrierung her. Das ist großartige Orgelintepretation !

Robert Strobl, Toccata-Alte Musik aktuell

 

[Traduction en anglais : We find out exactly what this can mean when listening to this absorbing and highly interesting CD of organ music, which I would recommend to everyone without hesitation. Everything here is so perfectly accurate, so perfectly logical both in terms of play and registration. This is a wonderful organ interprétation !

Robert Strobl, Toccata-Alte Musik aktuell]

 

Each track is an enchantment.

Bertrand Décaillet, Passé Composé/RTS

 

It is thoroughly recommendable in its own right; authority, powerful contrast, real delicacy, dance, dazzle, magical…

Brian Wilson, Musicweb international

 

These discs show us that in comparison to Bach, there is in Buxtehude something more spontaneous, more fantastical, more improvised, in a word, perhaps a touch of folly…

Benoît Latour, Scènes magazine

 

Poetry and colour… the sum of her explorations results in a very seductive interpretation.

Thierry Adhumeau, Le Monde de la musique

 

Everything rings with rhythmic vitality, lightness, fluidity and clarity; the counterpoints gain in malleability and legibility; every note is correctly weighted, like the syllables of a well-spoken declamation. What we have here, at last, is an “old-style” organistic interpretation like that of a good baroque orchestra! No need, therefore, to rush the tempi. This artist’s tempi are never frenzied; they impart to these works a tone of grandeur that matches their elegance.

Jacques Viret, Revue Musicale de Suisse Romande

 

Treasures of gentleness and fluidity.

Matthieu Chenal, 24 heures

 

In sum, this boxed set is more than a success…

Anne-Sophie Jacouty, Classica

 

A theme, cantus firmus, or basso continuo ensures a solid basis for the fierce pulse that is Kei Koito’s great strength. This base supports the other voices, like the columns and pillars of a baroque building, sprouting from the foundations to branch out in exuberant equilibrium above: marked attacks on the principal note are followed by subtle softening; downstrokes and upstrokes combine with inexhaustible rhythmic vitality, yet never break the melodic line…

Pierre Dano, Diapason

 

 

J.S. Bach : Trio Sonatas & Concertos for organ

 

Plus une interprétation se rapproche de l’idéal, plus on devrait respecter sa propre éloquence. J’aimerais cependant dire ici l’enthousiasme neuf  né de cette écoute : le bonheur. Perfection de la forme et du sentiment, prodigieux.

Michel Roubinet, Diapason, La discothèque idéale

 

Il y a longtemps que nous n’avions entendu organiste oser des phrasés si libres, ductiles, organiste jouer de façon sensible, sans cette froideur mécanique que l’on peut regretter chez certains de ses confrères, organiste ne pas abuser des couleurs toutes faites de l’orgue. Rien n’est figé dans son jeu, rien n’est didactique ou éclatant. Kei Koito sait jouer de l’ombre et de la lumière.

Alain Lompech, Le Monde

Kei Koito construit comme une architecte, enlumine comme une décoratrice et sait faire vivre les pièces en utilisant des registrations magnifiques.

Xavier Lacavalerie, Télérama, Hors série

 

Orientation discographique, œuvres pour orgue :
Tout d’abord les Concertos pour orgue seul et les Sonates en trio par Kei Koito…

Luc-André Marcel, Bach, Paris, Seuil

 

L’habileté de Kei Koito à concilier l’aspect « exercice de la précision » avec son opposé, l’intensité d’une conduite formelle qui, malgré la fréquente compacité de l’articulation interne, doit exprimer une sorte de libération de toute sujétion matérielle, est remarquable. Les Concertos de 1713-1714 bénéficient d’une stimulante plasticité, d’une ardeur, d’une fraîcheur dans les contrastes dues plus à l’intuition de l’interprète qu’à une conception strictement musicologique, trop massive ou raide chez tant d’autres.

Patrick Szersnovicz, Le Monde de la musique

 

De l’or en Bach ! Kei Koito à Groningen. Ce programme qui illustre la présence du violon dans l’orgue de Bach tient du miracle. Incroyable coloriste, Kei Koito dessine de vertigineuses arabesques, des phrasés d’une éloquence à rendre jaloux plus d’un archet. Son contrôle de l’attaque est si précis que l’on sentirait presque la résistance de la corde sous le crin.

Gaetan Naulleau, Diapason, Bach en 2000

 

 

J.S. Bach : Clavier-Übung III/Deutsche Orgelmesse
(Organ with alternated chorals)

 

Ihre vorherigen Aufnahmen liessen es bereits erahnen, ihre Klavierübung III von Bach bestätigt es : Kei Koito ist eine der grössten Organistinnen der Gegenwart. Zum Gänsehaut kriegen !

Antonin Scherrer, L’Eveil culturel

 

This is a very satisfying recording of this work, and indeed one of the best available. Kei Koito is a brilliant performer who knows how to let the music take center stage, rather than the organ, and the addition of the sung chorales is an added plus.

Kirk McElhearn, Classical Newsletter

C.P.E. Bach : Sonatas for organ
Ce répertoire est très exigeant car si l’on n’y sent pas la conduite de la ligne, il se parcellise en une succession d’événements sans solution de continuité. Kei Koito s’est merveilleusement imprégnée de cette musique et sait rendre claires les passions intenses de ce répertoire marquées par des contrastes d’exclamations violents (Wq. 69) et de silences soudains (Wq. 70/6). La vitalité et la tonicité de Kei Koito et surtout sa joie et son humour rendent cette musique passionnante alors qu’on l’entend bien trop souvent reléguée à une décoration de couvent baroque.

Michel Laizé, Répertoire des disques compacts

 

Le présent enregistrement répond au plus haut niveau à tous les principes de la musique de C.P.E. Bach. Kei Koito a choisi l’orgue. Son instrument exceptionnel du génial facteur Holzhey offre une idéale diversité de timbres, et l’harmonieux dosage des tempi comme des registrations permet de donner vie à chaque épisode de ces sonates. L’interprète impose ici une unité de vision, toute de contrastes et d’émotions, restituant l’amplitude des tempos entre mouvements médians et extrêmes, et conservant sans cesse au discours sa pulsation et sa respiration.

Gérard Honoré, Guide gourmand des musiques à l’ancienne/Répertoire

 

 

J.S. Bach : Die Kunst der Fuge

 

Hallucinante et sobre perfection. En réponse, à travers une tout autre approche, à la seconde gravure de M.-Cl. Alain, d’une chaleureuse humanité et d’une pureté inégalées, on tient ici la version la plus musicalement aboutie, grandiose de rigueur et d’apparat, d’une œuvre dont on ne dira jamais assez l’envoûtante splendeur.

Michel Roubinet, Diapason

Le résultat est miraculeux, à la fois resplendissant et poétique, majestueux et lyrique. De par la beauté des registrations, la fluidité des phrasés, la finesse des nuances, la partition s’illumine de l’intérieur et nous entraîne dans un univers aux diaprures infinies. Par sa sensibilité et son intelligence, Kei Koito prouve qu’il n’est pas besoin de connaître toutes les subtilités du contrepoint pour goûter cette musique extraordinaire, qui aura rarement paru aussi peu abstraite.

Philippe Venturini, Le Monde de la musique/Classica

 

Kei Koito is arguably more « interventionist » in the contemporary style, with ornamentation applied, dotted rhythms snappily tightened, and above all strongly-marked, bold registrations applied which on this organ take on an almost heroic nature. Where she suddenly takes a back seat is in the final contrapunctus in which Bach’s voice moves us, as ever, as it falters away into silence. This is a musical expérience of the most remarkable ; not one to be missed.

Paul Hale, Organists’ Review

 

Kei Koito est un monument.

Frédéric Ledroit, Charente Libre

 

Du coup, le chef-d’œuvre ultime de Bach, qu’on a tendance à traiter comme un monument hiératique et inapprochable, se met à respirer à l’échelle humaine, dramatisé par les mille feux qu’y met Kei Koito. L’organiste déploie un véritable kaléidoscope de sonorités, illuminant par son jeu coloré jusqu’à l’ivresse la texture complexe de l’œuvre et ses infinies ramifications émotionnelles.

Luca Sabbatini, Le Temps

 

Demeure une sensation de clarté incroyable, avec l’impression que l’interprète dissèque l’ossature de la fugue et la radieuse complexité de son architecture. Une leçon d’analyse, qui n’oublie jamais de rester profondément musicale.

Xavier Lacavalerie, Télérama

Dans ce chef-d’œuvre, Kei Koito nous prouve que la clarté – la conscience des formes contrapuntiques – n’est pas la condition d’une ascèse mais l’enjeu du discours. L’auditeur est mis dans la situation d’un voyageur ébloui par la découverte d’une cathédrale, qui va prendre la mesure de l’imposant édifice, discerner peu à peu les lignes de forces, apprécier l’ensoleillement puis les détails de la pierre. S’il faut du temps pour pénétrer cet édifice, on en ressort transformé.

Gaëtan Naulleau, Les plus beaux CD de l’année, Répertoire, hors-série

 

Choice for CDs of Die Kunst der Fuge
Cembablo : Gustav Leonhardt
Organ : Kei Koito
Ensemble : Musica Antiqua Köln

Philippe Venturini, Diapason, Bach, Dieu en musique, hors-série

 

Choice for CDs of Die Kunst der Fuge
Ensemble : Hespérion XX, Jordi Savall
Organ : Kei Koito

Olivier Rouvière, Le Monde de la musique/Classica, Bach, le démiurge